le lac de la CISBA ...suite

Publié le par Mairie de Lapanouse

 

Le lac de la CISBA : un petit paradis aquatique?

Le calme, la sécurité de la baignade et la propreté y semblent pour beaucoup.

 

 

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Il est vrai qu'en cet après-midi d'août, les berges du lac sont bondées de touristes de tous les horizons. Des enfants qui jouent et qui crient, des adultes qui discutent à l'ombre d'un parasol ou les pieds dans l'eau.

 


Mais quelles sont les raisons du succès du lac de la CISBA? Pour Jean- Pierre restaurateur dans la banlieue parisienne et touriste de passage dans l'Aveyron, le site a de quoi séduire : « Le lieu est sécurisé pour les enfants avec un maître nageur sauveteur, l'eau du lac est propre, l'ambiance est sympathique et les gens agréables, que demander de plus ? ». Pour les autochtones pétanqueurs, tous Séveragais, l'attrait du site est lié à son cadre mais aussi à sa propreté depuis sa rénovation les gens font beaucoup plus attention et respecte les lieux.

 

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 Les abords avec tous ces arbres et cette verdure sont magnifiques sa plage de sable rappelle le bord de mer  «On vient avec des amis comme ça, on discute pendant que les enfants se baignent ». Le déplacement est aussi l'occasion de « changer d'environnement ». Ainsi à quelques mètres de là on retrouve Christine, fonctionnaire de police à Paris. « Ce site est attrayant car il est sécurisé mais en plus la marche n'est pas longue entre le parking et la zone de baignade. »

Ce lieu privilégié est une valeur ajouté dans l’économie touristique du « Pays Sévéragais »

C'est en 1943 que le groupe industriel connu aujourd'hui sous le nom de PECHINEY créait la Compagnie Industrielle des Schistes Bitumineux Aveyronnais –CISBA- dont le principal site se trouvait sur la commune de Lapanouse.

Les schistes étaient exploités en carrière à ciel ouvert sur un front de plus de 10 m de hauteur. Ils étaient ensuite broyés et conduits dans des fours. Des gaz très chauds traversaient la matière première, la vapeur recueillie à la sortie était condensée et au bout coulait une huile lourde très proche du "fuel". Le rendement était de 42 kg d'huile par tonne de schistes et il s'en traitait 1 000 tonnes par jour. L'usine employa jusqu'à 500 personnes. En 1946, il s'étudie la possibilité de transformer les résidus en ciment. En 1950, la production de l'usine était de 6 277 tonnes, soit 300 camions citernes. L'exploitation de l'usine cessera le 31 janvier 1951, l'Etat mettant fin au contrat qui le liait à la Société. La liquidation totale intervient en 1964. Les grands bâtiments de stockage en béton seront détruits en août 1978 par une compagnie militaire du Génie.

De cette époque, il reste le lac artificiel, actuellement propriété de la Communauté de Communes de Sévérac, et les 2 terrils, seuls témoins de l'activité industrielle.

En 1996, le cabinet ANTEA chargé de l'étude hydro biologique du lac a présenté son rapport : l'examen bactériologique de l'eau est très satisfaisant (pas de coliformes, pas de streptocoques). La baignade est possible. Le lac est alimenté par des sources provenant des infiltrations d'eau dans les couches schisteuses puis s'écoulant le long des strates de calcaire. La plus grande profondeur du lac est de 5,80 m.

 

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Depuis deux ans des bénévoles organisent sous l’impulsion de la Communauté de Communes  une journée Eco-citoyenne pour un grand nettoyage de ses abords et de ses rives.


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Il ne reste désormais à chacun qu’à respecter un site mis à disposition gratuitement en adoptant au quotidien une conduite citoyenne.



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